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Hassan Abassi PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Menouar   
Samedi, 01 Novembre 2008 11:43

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C'est la première fois que le chanteur, l'artiste Hassan Abassi se confie à un organe de presse. Il a accordé le privilège de primeur à Passerelles. Cet homme à l'humilité à fleur de peau a accroché son luth voici bien des décades. Il n'exclut pas un possible retour à la chanson.

 

« Il n'est pas impossible que l'envie de chanter me revienne »

Entretien réalisé par Lounis Ait Menguellet dans la revue Passerelles (Mai 2007)

 

Passerelles : Parlez nous de vos débuts dans la chanson, de vos motivations...

Hassan Abassi : Mes débuts remontent aux années 65-66 et mes motivations doivent certainement être les mêmes que celles de tous les chanteurs à leurs débuts: l'amour de la chanson, de la musique, l'envie de chanter et la sensation de pouvoir le faire et, bien sûr, le désir de m'exprimer par ce beau moyen d'expression qu'est la chanson.

Quels étaient vos modèles ?

Les sujets d'émulation étaient représentés par des artistes de talent tels que Slimane Azem, Cheikh Nordine, Cheikh El Hasnaoui, et bien d'autres pour la première génération et Cherif Kheddam, Kamal Hamadi, Akli Yahiaten, Allaoua Zerrouki... etc. pour la génération suivante plus proche de la mienne. Ajoutez à cela toute la diversité musicale de notre pays et tout ce qui venait d'ailleurs, vous comprendrez que je baignais dans un univers artistique riche et éclectique.

 

Au début, il y a toujours l'apprentissage, comment s'est fait le votre ?

Sur le plan de l'apprentissage, il y avait de sérieuses lacunes. Pour quelqu'un habitant Tizi-Ouzou, il était difficile sinon impossible d'apprendre le chant et la musique de manière classique, les moyens d'enseignement étant inexistants. Il fallait compter sur le terrain en essayant de glaner quelques connaissances, au moins de base, auprès des artistes du moment, et pour cela, je me rendais souvent à Alger où j'ai pu côtoyer, après beaucoup de persévérance, la radio et les artistes qui y venaient. En 1965, j'ai même eu le privilège de rencontrer Mohamed Iguerbouchene qui m'avait laissé entrevoir la possibilité de pouvoir suivre des cours de musique, mais, malheureusement, ce grand monsieur de santé fragile, nous a quitté peu après laissant certainement d'autres projets bien plus importants inachevés. J'ai bien pris quelques cours de solfège auprès d'un coopérant technique français à Tizi-Ouzou, mais son contrat avec l'Algérie arrivant à expiration, je n'ai pu profiter assez longtemps de ses lumières. Il y a eu aussi les deux cours hebdomadaires de solfège dans une école privée d'Alger, mais les contraintes imposées par le temps et la distance ont fini par me faire renoncer. En désespoir de cause, je me suis rabattu sur l'enseignement par les livres en plus de la pratique proprement dite. De cette façon, j'ai quand même réussi à acquérir une formation musicale, aussi bien théorique que pratique, non négligeable. Voilà, pour l'essentiel comment s'est effectué mon apprentissage.

Vous fréquentiez la radio, quelle en a été l'utilité ?

La fréquentation de la radio et de toutes les activités s'y déroulant m'ont été précieuses ; j'y allais souvent rendre visite à Cherif Kheddam avec qui je passais des moments riches d'enseignements. J'y rencontrais aussi Kamal Hamadi, un homme d'une grande valeur humaine et artistique. Toutefois, c'est avec Cherif Kheddam que j'ai eu des relations privilégiées aussi bien sur le plan humain que sur celui, plus spécifique, de la chanson. J'étais, bien avant de le connaître, un fervent admirateur de Cherif Kheddam auteur, compositeur et interprète ; lorsque j’ai eu le plaisir de rencontrer et de connaitre l’homme, je dois dire qu’il correspondait largement à l’idée que je me faisais de lui. Cela nous a permis de tisser des liens d'amitié indéfectibles. Cherif Kheddam est un monsieur digne du plus grand respect et un exemple pour tous ceux qui désireraient suivre la voie artistique dans ce qu'elle a de plus noble.

 

Au tout début, on se souvient d'un concours à la télévision auquel vous avez participé avant votre premier enregistrement. Exact ?

 

En effet, en 66 j'ai participé à un concours de chanson organisé par la télévision à la salle Ibn Khaldoun, concours à l'issue duquel je fus classé deuxième derrière Chaou Abdelkader. Mon premier album, je l'ai enregistré vers la fin de l'année 1966 à la radio. Quant à l'enregistrement sur disque de mon véritable premier album, je l'ai fait en 1967 chez l'éditeur OASIS avec la chanson «Iwimi leghrur». En 68, ce fut le duo avec Nouara : «Akka y bghan lwaldin ». Je vous donne juste des repères approximatifs, je ne me souviens pas des dates exactes. J'ai aussi à la même époque, enregistré à la radio avec l'orchestre que dirigeait Ammari Maâmar.

 

Parallèlement aux enregistrements et à la radio, aviez-vous donné des représentations publiques ?

 

Parallèlement, il y a eu des participations à des galas un peu partout avec de nombreux artistes. En 1969, j'ai participé au festival de la chanson populaire qui s'est déroulé dans quelques salles d'Alger avec différentes équipes d'artistes et j'ai chanté avec celle qui était programmée à la salle Atlas. Comme nous étions pris en charge durant le festival, on m'avait installé en compagnie d'autres collègues au centre familial de Ben Aknoun où j'ai eu le plaisir de rencontrer Cheikh Sadek Abdjaoui qui participait lui aussi au festival. J'ai chanté à Oran au théâtre de verdure à l'occasion d'une semaine culturelle nationale en 1970. Toujours dans les années 1970, deux tournées nationales organisées par le TNA m'ont permis de faire un bout de chemin à travers le pays avec de nombreux participants. A la même période, j'ai effectué des tours de chant dans le milieu universitaire en compagnie de Cherif Kheddam et de Nouara et dans bien d'autres lieus encore.

 

1973 à Larba-Nath-Irathen, cela évoque t-il quelque chose pour vous ?

 

Et comment ! En 1973, ce fut la fameuse fête des cerises de Larba-Nath-Irathen à laquelle tu as participé, je crois. Une fête qui a tourné court. Le gala a dû être interrompu par la foule des spectateurs. Comme la plupart des autres artistes, je n'avais pas chanté ce jour là.

 

Mis à part la chanson, avez-vous d'autres productions radiophoniques?

 

A la radio, outre d'autres émissions, j'ai participé au « Music-hall si radiu » de Kamal Hamadi avec Abdelkader Fethi et Abchiche Belaid. Comme autres productions radiophoniques, j'avais écrit

 

 

 « je pense être en phase avec ceux qui affirment que les artistes sont les observateurs et les témoins de leur époque : j'avais chanté mon époque telle qu'elle m'apparaissait, telle que je la vivais. »

 

deux pièces de théâtre qui ont été jouées et radiodiffusées, elles avaient pour titres: « D lmektub negh d yir rray » et «Idelli anda yella ».

 

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la thématique de vos chansons ?

 

Pour ce qui est des thèmes que j'ai traités dans mes chansons, je pense être en phase avec ceux qui affirment que les artistes sont les observateurs et les témoins de leur époque : j'avais chanté mon époque telle qu'elle m'apparaissait, telle que je la vivais.

Voilà, je vous ai livré en vrac ce que j'ai pu garder en mémoire. Depuis ma décision d'interrompre ma carrière artistique en 1975, le gros de mes souvenirs s'est estompé. L'unique fois où j'ai accepté de remonter sur une scène, fut à l'occasion du gala organisé dernièrement en hommage à Cherif Kheddam au stade de Vgayet et mon passage ce jour là n'est pas l'annonce d'un retour mais seulement une exception en hommage à Cherif Kheddam qui mérite bien plus que cela.

 

Y avait-il une raison particulière à l’interruption de votre carrière ?

 

Il n'y a eu aucune raison particulière mais plutôt un ensemble de choses qui se sont additionnées et qu'il serait fastidieux d'énumérer. J'avais bien fait une tentative de reprise en 80 avec un nouvel album, mais je pense que le cœur n'y était plus et, depuis, je crois que la page est bel et bien tournée, quoique...nul ne sait ce que l'avenir lui réserve et il n'est pas impossible que l'envie de chanter me reprenne, qui sait?

 

Quelques mots sur la chanson actuelle...

 

Malgré la forte tendance du rythme qui n'est pas spécifique à la seule chanson kabyle, je constate l'émergence d'un bon nombre de chanteurs qui sortent des sentiers battus et qui nous proposent des chansons pleines d'originalité, pour exemple, des chanteurs comme Si Moh, Zimu, Mohand-Ouali, Djamal Kaloun et Ali Amrane, pour ne citer que ceux-là. Excellent présage pour notre chanson.

 

 

Merci Mhanda Mohdeb pour m'avoir envoyer l'article.

Et Larbi B. pour la photo

 

Ss tagmatt,

Mnewar

 


Mise à jour le Samedi, 01 Novembre 2008 13:13
 
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